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Articles

LA CONSTRUCTION DU TEMPLE

C’est le genre de sujet que j’abhorre tant il est évident qu’on ne peut le traiter, que d’une manière compilatrice, les mêmes poncifs reviennent notamment sur notre filiation, voire l’héritage qui nous est fait avec le mythe de la construction du Temple de Salomon. Que vais-je donc faire dans cette galère ? Comment m’en sortir ? Prenons pour postulat mes attributions béotiennes et cherchons, à quoi sert t’il, ce Temple ? Pourquoi l’avoir édifier, et ou et comment ? Un édifice pour incarner l’absolu et le mystère Cinq siècles après Salomon, le prophète Ezéchiel nous décrit sa vision du temple. Nous lui devons la description d’un édifice qui fera fantasmer un nombre considérable de lecteurs dès la parution du Livre des Rois et du Livre des Chroniques. ROBERT EDMOND LAVERRIÈRE (Revue maçonnique suisse: avril 2004) Longtemps, le temple ne fut désigné que comme la tente d’assignation ou tabernacle. C’est dans cette simple structure de poutres d...

ART ROYAL

  S’engager à présenter une planche sur l’Art royal procède d’un pari, plus que d’un simple travail spéculatif, tant il et vrai que de l’expression inscrite dans nos textes de référence, mais plus encore son usage emphatique par des F \ M \ connus ou moins rayonnant, nous en fait apparaître un sens aussi important qu’obscur. L’expression « Art royal » est fort ancienne. On la trouve déjà chez Platon, dans le dialogue intitulé Le politique avec pour sous-titre De la royauté , pour désigner les compétences que doit posséder un homme ou une femme politique pour produire de l'unité dans une cité qui est fondamentalement plurielle. Bien évidemment, le sens platonicien ne correspond pas à l’objet de la planche de ce soir, mais son évocation est importante, à deux titres au moins, pour éclairer ce que peut signifier, pour nous F \ M \ , l’Art royal. Importante, d’une part, pour situer historiquement l’usage de l’expression car l’emploi de ces deux mots a connu de f...

LA SYMBOLIQUE CHRÉTIENNE DES COULEURS Le langage de la foi n’utilise pas seulement les mots mais aussi les images et les symboles. Jean-Bruno Renard a présenté dans la revue française Foi et Langage, dirigée par Alain Guillermou et hélas disparue depuis plus de quinze ans, une remarquable initiation au symbolisme des couleurs selon la tradition chrétienne

LA SYMBOLIQUE CHRÉTIENNE DES COULEURS (I) Saint Apollinaire in classe, Ravenne, Italie. Le langage de la foi n’utilise pas seulement les mots mais aussi les images et les symboles. Jean-Bruno Renard a présenté dans la revue française Foi et Langage, dirigée par Alain Guillermou et hélas disparue depuis plus de quinze ans, une remarquable initiation au symbolisme des couleurs selon la tradition chrétienne : il s’agit des numéros 14 et 15 (2e et 3e trimestres 1980). La mise en œuvre d’une approche anthropologique des symboles permet d’en dégager la richesse sémantique. Nous sommes certains de rendre service à nos lecteurs en publiant, en deux fois, de larges extraits de cet article touchant une question rarement abordée dans la liturgie catholique de rite latin. Les couleurs sont des objets symboliques dont il est difficile de parler. C’est pourquoi la détermination de la couleur d’un objet est très subjective : une turquoise semblera verte à l’un et bleue à l’...